BILLET | EN 2022: De nouveaux défis

La nouvelle Cheffe du gouvernement, Najla Bouden Romdhane, et son équipe vont devoir s’atteler à un agenda particulier, lourd de tâches et de challenges durant les prochains mois.  Les attentes sont grandes sur le plan politique, économique et social. Les méga-chantiers à lancer, et ceux à finaliser, sont décisifs pour l’avenir du pays. Le nouveau … L’article BILLET | EN 2022: De nouveaux défis est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

BILLET | EN 2022: De nouveaux défis

La nouvelle Cheffe du gouvernement, Najla Bouden Romdhane, et son équipe vont devoir s’atteler à un agenda particulier, lourd de tâches et de challenges durant les prochains mois.  Les attentes sont grandes sur le plan politique, économique et social. Les méga-chantiers à lancer, et ceux à finaliser, sont décisifs pour l’avenir du pays. Le nouveau gouvernement,  pour répondre aux attentes des citoyens, devra s’attaquer à une panoplie de défis socioéconomiques. Il doit, en effet, jongler entre la poursuite de la mise en place des réformes structurantes initiées et la remise sur les rails d’une économie fragilisée par la pandémie. De nouveaux défis devraient se poser aussi avec davantage d’acuité en 2022. Décidément, la tâche ne s’annonce pas facile. Le dossier le plus urgent pour la nouvelle équipe gouvernementale sera l’élaboration du projet de loi des finances 2022, qui doit être adaptée aux contraintes budgétaires actuelles, ainsi que la mise en œuvre du projet de loi de finances complémentaire 2021. À court et moyen termes, c’est bien évidemment le projet de réforme des  finances publiques qui est une des priorités du prochain gouvernement et  l’accélération de la reprise de l’économie nationale affaiblie par la pandémie. Le monde des affaires fonde de grands espoirs sur le nouvel exécutif. Des constantes, comme rétablir la confiance des investisseurs nationaux et internationaux, assurer plus de visibilité et assainir le climat des affaires  sont incontestablement à repenser. Les déclarations des opérateurs économiques montrent qu’il faut aussi régler le passif, des dossiers et chantiers étant ouverts depuis plusieurs années et dont on ne voit pas l’issue. Le prochain gouvernement aura la lourde tâche de panser les plaies de l’économie nationale afin de renouer avec la croissance. La mise en œuvre de tous les chantiers  est tributaire de la croissance que l’économie nationale réalisera dans les prochaines années. Parallèlement aux chantiers urgents, il aura la responsabilité de présenter une feuille de route, qui définit les orientations stratégiques de sortie de la crise économique et proposer un chemin du changement crédible et réalisable. Tout cela fait que les attentes des Tunisiens vis-à-vis du nouveau gouvernement sont grandes et légitimes. A y regarder de plus près, on s’aperçoit que les aspirations des citoyens ne sont pas irréalisables, dans la mesure où ils ne veulent que vivre dignement au sein de la société, grâce notamment à des débouchés variés. Tous convergent vers un même objectif, celui d’améliorer les conditions de vie des Tunisiens, en l’occurrence leur pouvoir d’achat devenu de plus en plus précaire. Le contexte actuel est particulièrement défavorable, comme en témoigne la prévalence de certains stigmates de la crise sur l’économie nationale. Il suffit de se pencher sur la dernière réunion du conseil d’administration  de la Banque centrale de Tunisie qui a réitéré ses profondes préoccupations face à la situation financière actuelle critique et le tarissement aigu des ressources financières extérieures, face aux besoins importants pour boucler le budget de l’Etat pour l’année 2021, traduisant les craintes des bailleurs de fonds internationaux au vu de la détérioration de la notation souveraine de la Tunisie et l’absence d’un nouveau programme avec le FMI. «Ce qui nécessitera l’intensification de la coopération financière bilatérale d’ici la fin de l’année afin de mobiliser autant de ressources extérieures que possible et d’éviter le financement monétaire eu égard à ses répercussions  aussi bien sur le niveau de l’inflation  que  sur les réserves en devises et la gestion du taux de change du dinar, outre son impact négatif sur les relations de la Tunisie avec les bailleurs de fonds et les agences de notation  souveraines ».

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