Tunisie : l’amélioration de la situation politique va impulser l’investissement

Un sondage réalisé par la CTFCI au courant de la 1ère quinzaine de septembre 2021 sur un échantillon de 134 entreprises adhérentes, dont 70 totalement exportatrices à participation française opérant essentiellement dans les secteurs industriel et services, donne un éclairage significatif sur la gestion par les chefs d’entreprise de la crise sanitaire, ses effets induits […] L’article Tunisie : l’amélioration de la situation politique va impulser l’investissement est apparu en premier sur Kapitalis.

Tunisie : l’amélioration de la situation politique va impulser l’investissement

Un sondage réalisé par la CTFCI au courant de la 1ère quinzaine de septembre 2021 sur un échantillon de 134 entreprises adhérentes, dont 70 totalement exportatrices à participation française opérant essentiellement dans les secteurs industriel et services, donne un éclairage significatif sur la gestion par les chefs d’entreprise de la crise sanitaire, ses effets induits sur leur activité ainsi que leurs projections pour 2022.

Pour la grande majorité des entreprises adhérentes à la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI), les effets de la 3e vague du Covid-19 que le pays a connu au courant des mois de juin et juillet dernier, ont été sévères, impactant significativement, au cours des huit premiers mois de 2021, aussi bien leur activité (chiffre d’affaires) que leurs ressources humaines.

Même si les effets de la pandémie sont différenciés d’une entreprise à une autre et d’un secteur à un autre, sa virulence n’a pas pu être amortie par les mesures gouvernementales jugées insuffisantes et inappropriées.

En dépit de ce constat, environ 80% des chefs d’entreprise sondés affichent un optimisme mesuré s’agissant des perspectives 2022 et les 2/3 soutiennent que l’amélioration de la situation politique constitue un facteur déterminant pour la restauration de la confiance et de l’impulsion de l’investissement.

À cet effet, les résultats du sondage réalisé par la CTFCI au courant de la première quinzaine du mois de septembre 2021 sur un échantillon de 134 entreprises adhérentes, dont 70 totalement exportatrices à participation française opérant essentiellement dans les secteurs industriel et services, donne un éclairage significatif sur la gestion par les chefs d’entreprise de la crise sanitaire, ses effets induits sur leur activité ainsi que leurs projections pour 2022.

Il ressort de ce sondage que pour 66,9% des entreprises que l’impact de la 3e vague du Covid-19 a été particulièrement négatif, 27% n’ont enregistré aucun impact et 6% seulement ont réussi à engranger un certain bénéfice.

Au sujet des mesures d’appui décidées par le gouvernement au profit des entreprises impactées par le Covid-19, la grande majorité des chefs d’entreprise se déclarent insatisfaits. 80% qualifient les mesures de soutien d’insuffisantes et d’inappropriées, 5% seulement estiment qu’elles sont suffisantes

S’agissant de l’effet du Covid-19 sur le taux de baisse de l’activité des entreprises (chiffre d’affaires), les résultats obtenus font apparaître de grandes disparités qui sont inhérentes aux secteurs. 56,9% des entreprises (74) déclarent une baisse d’activité oscillant entre 0 et 30%, 15,4% accusent une baisse forte allant de 40 à 60% et 27,7% estiment qu’ils n’ont pas enregistré de baisse au niveau de leur activité.

Pour ce qui concerne l’Impact de la pandémie sur l’emploi, les réponses ont fait apparaître deux grandes tendances. La première révèle que 51,1% des entreprises (68) ne déclarent aucune réduction de leurs effectifs. La seconde montre que plus du tiers des entreprises (36,1%) ont été contraintes à des réductions de 10 à 20% de leurs effectifs. 12,8% seulement ont fait des coupes allant de 30 à +60% de leur personnel.

Au sujet des perspectives 2022, les chefs d’entreprise affichent quand même un certain optimisme. 78,4% s’attendent soit à une amélioration soit à une stabilisation de leur situation en 2022 et 12,7%, affichant un certain pessimisme, s’attendant à une détérioration de leur situation.

Enfin, pour 2/3 des chefs d’entreprise, l’amélioration de la situation politique dans le pays constitue un facteur déterminant pour l’impulsion de l’investissement, l’autre tiers soutient que le facteur politique à lui seul ne constitue pas un facteur suffisant pour la relance de l’investissement et le renforcement de la confiance des opérateurs.

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